J'approchai ma bouche se son oreille encore chaude pour m'interroger...
Cela faisait maintenant trois ans que nous nous fréquentions, nous songions d'ailleurs à nous installer ensembles sous peu. Obtenir enfin notre petit nid d'amour pour y crécher nos envies, nos projets ainsi que notre amour. Cette femme est toute ma vie. Mais depuis un certain temps, elle ne semblait pas aisée que je la touche, que je caresse ses seins et son ventre qui la faisait frémir chaque fois que je faisais suinter mes doigts sur son corps. Sa peau sentait si bon, était tout aussi délectable que le gâteau mousse que l'on nous servait dans notre restaurant de prédilection. Mais voilà, comme je le disais, qu'elle s'étreignait de sa solitude et je devais accepter ainsi son attitude, espérant que ce ne soit qu'une mauvaise phase.
Je ne nierai pas le fait qu'elle avait pris des formes, je sentais l'oscillation de son adipeuse morphologie lorsqu'elle me rejoignait au lit, le moment où je durcissais de fantasmes. Bien sûr, il m'était égal qu'elle ait pris du poids, je l'aimais, au-delà de ce qu'elle pouvait avoir l'air. Elle avait de la chair qui me permettait de la toucher plus longuement et langoureusement empruntant chaque extrémité de son corps alléchant.
Un soir, elle me rejoignit dans l'obscurité de notre chambre, sans faire de bruit tout en sachant que je sentais sa présence dû à son parfum qui caressait mon odorat. Je glissai ma main sous sa tenue sensuelle, elle ne l'écarta pas à mon grand étonnement, elle ne s'opposa point à mes lèvres lorsqu'elles atteignirent les siennes, celles de son visage, nous en conviendrons. Elle étreignit délicatement ma main pour la poser sur son ventre proéminent.
Je touchai la vie. Ébahi, je m'abandonnai le visage contre sa bedaine et contemplai ma progéniture qui baignait dans son nid f½tale.