.

Voilà, je cesse

F i n
Je tire ma révérence.

Il n'y en aura plus
.

# Posté le mardi 03 avril 2007 20:40

Modifié le mardi 11 novembre 2008 19:03

La dernière marche.

Une dame, d'un air froid, me scrute alors qu'elle suit mon corps déambuler dans le couloir étroit aux murs fades. Je défile longuement devant plusieurs cellules qui renferment des condamnés. Accablé, j'ai peine à marcher. Je souhaite tout bas ne pas y laisser ma vie. La femme m'étreint le bras de façon à contrôler mon pas confus. Elle me mène donc vers la profondeur du couloir, vers le néant des chambrés. J'entre-aperçois des gens chancelant dans leur oubliette tous vêtus du même uniforme inconfortable. Leur air navrant me fait alors prendre conscience de l'envergure de cette damnation qui attend certains.

Cela fait plusieurs minutes que nous errons dans le corridor, plus j'approche de destination, plus je sens que c'est la fin. Je regarde longuement le numéro inscrit sur la porte menant à l'enceinte de phase terminale. Affligé, je vis mon père serrant la main de maman. Son regard funèbre en disait trop. Je m'effondrai. L'infirmière qui m'avait conduit, appuya sa main réconfortante sur mon épaule, derrière son masque froid, s'émancipa un air de désolation. Le Cancer affligea une peine de mort à ma mère, elle qui n'était coupable d'aucun crime, sauf celui d'avoir cru en la vie...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 03 avril 2007 14:55

Modifié le mardi 11 novembre 2008 19:05

A pedestrian hit my car x.-

A pedestrian hit my car x.-
«À présent, venons-en à votre maladie : chaque être humain est unique, il a ses propres qualités, ses instincts, ses formes de plaisir, sa quête de l'aventure. Cependant, la société impose une manière d'agir collective, et les gens ne cessent de se demander pourquoi ils doivent se comporter ainsi. Ils l'acceptent, comme les dactylographes ont accepté le que l'AZERTY fût le meilleur clavier possible. Avez-vous jamais rencontré quelqu'un qui se soit demandé pourquoi les aiguilles d'une horloge tournent dans un sens, et non dans le sens contraire.
Alors je viens à votre question. Répétez-la.
- Suis-je guérie?
- Non. Vous êtes une personne différente qui veut ressembler aux autres. Et cela, de mon point de vue, est considéré comme une maladie grave.»

# Posté le lundi 02 avril 2007 20:33

Modifié le mardi 24 avril 2007 15:13

Inhérente poussière

Inhérente poussière
J'approchai ma bouche se son oreille encore chaude pour m'interroger...

Cela faisait maintenant trois ans que nous nous fréquentions, nous songions d'ailleurs à nous installer ensembles sous peu. Obtenir enfin notre petit nid d'amour pour y crécher nos envies, nos projets ainsi que notre amour. Cette femme est toute ma vie. Mais depuis un certain temps, elle ne semblait pas aisée que je la touche, que je caresse ses seins et son ventre qui la faisait frémir chaque fois que je faisais suinter mes doigts sur son corps. Sa peau sentait si bon, était tout aussi délectable que le gâteau mousse que l'on nous servait dans notre restaurant de prédilection. Mais voilà, comme je le disais, qu'elle s'étreignait de sa solitude et je devais accepter ainsi son attitude, espérant que ce ne soit qu'une mauvaise phase.

Je ne nierai pas le fait qu'elle avait pris des formes, je sentais l'oscillation de son adipeuse morphologie lorsqu'elle me rejoignait au lit, le moment où je durcissais de fantasmes. Bien sûr, il m'était égal qu'elle ait pris du poids, je l'aimais, au-delà de ce qu'elle pouvait avoir l'air. Elle avait de la chair qui me permettait de la toucher plus longuement et langoureusement empruntant chaque extrémité de son corps alléchant.

Un soir, elle me rejoignit dans l'obscurité de notre chambre, sans faire de bruit tout en sachant que je sentais sa présence dû à son parfum qui caressait mon odorat. Je glissai ma main sous sa tenue sensuelle, elle ne l'écarta pas à mon grand étonnement, elle ne s'opposa point à mes lèvres lorsqu'elles atteignirent les siennes, celles de son visage, nous en conviendrons. Elle étreignit délicatement ma main pour la poser sur son ventre proéminent.

Je touchai la vie. Ébahi, je m'abandonnai le visage contre sa bedaine et contemplai ma progéniture qui baignait dans son nid f½tale.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 27 février 2007 20:56

Modifié le samedi 19 mai 2007 02:49

En attendant...

Vous savez la vie éphémère,
la connaissance passagère,
le bonheur qui fait tôt de disparaître,
Puisse jamais le temps ne s'arrête.
Dites-moi gens, si vous avez profité,
En ces moments chauds d'été,
De votre courte mais tendre enfance,
Sans songer aux éventuelles souffrances.
Bien entendu vous vous croyiez invincibles,
Car on vous a dit maintes fois de feindre,
Être grand, intelligent mais si fragiles,
C'est ainsi que chacun daignera s'éteindre.

# Posté le vendredi 23 février 2007 21:04

Modifié le samedi 24 février 2007 22:12